KHADIJA ALAMI..« K-1 démontre que la fiction marocaine est capable de s’inscrire dans les standards internationaux »
2026-03-31
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K-1 marque
une étape
importante
pour la fiction
nationaleLa
productrice
Khadija lami
revient sur la
genèse d’une série pensée pour
dialoguer avec les standards
internationaux tout en affirmant
une identité profondément
marocaineBientôt sur 2M
C’est la première série marocaine
sélectionnée au Berlinale Series
MarketQu’est-ce qui a permis de
franchir ce cap international ?
La qualité du scénario a été
déterminante, avec l’intervention
d’un script doctor américain
spécialisé dans le true crime, Mike
FleemanNous avons également
bénéficié de réalisateurs qui ont
parfaitement maîtrisé l’exécution
du projet, ainsi que de moyens
techniques importants : cascadeurs,
armurier, effets spéciaux, préparation spécifique du
casting avec un entraînement à l’cadémie de Police
pour la manipulation des armes, et immersion d’une
journée avec les forces de l’ordre à Casablanca
Le choix d’un format showrunner, associé à
plusieurs réalisateurs et à une équipe technique
marocaine de haut niveau, a constitué une formule
efficace pour produire une série répondant aux
standards internationauxMon expérience en
production exécutive m’a permis de transférer ce
savoir-faire tout en préservant une authenticité et
une identité marocaine qui ont séduit à Berlin
Voyez-vous K-1 comme une porte d’entrée
pour l’export de la fiction marocaine ?
bsolumentK-1 démontre que la fiction marocaine
est capable de s’inscrire dans les standards
internationaux tout en conservant sa singularité
Nous avons prouvé que nos productions peuvent
séduire au-delà de nos frontières et devenir des
produits attractifs à l’international
La série s’inscrit dans le registre du thriller
policier, mais avec une forte dimension
humaineC’est là sa véritable singularité ?
Pas uniquementL’écriture s’est appuyée sur un
important travail de recherche et une collaboration
étroite avec les forces de l’ordre afin de respecter la
réalité des procéduresNous avons mis en lumière
le rôle du parquet dans les investigations, ainsi que
celui de la police scientifique, dont l’importance
dans la résolution des enquêtes est essentielleCette
rigueur renforce la crédibilité du récit, tandis que la
dimension humaine apporte profondeur et émotion
La série a été réalisée par Yasmine Benkirane,
Nour-Eddine Lakhmari et Hicham youch
Comment s’est construite cette collaboration
à trois voix ? Qu’apporte cette pluralité de
regards à l’identité et au ton de la série ?
Je dois avouer qu’au départ, je m’interrogeais sur la
manière dont cette collaboration allait se dérouler
J’ai finalement été agréablement surprise par la
fluidité avec laquelle ils ont travaillé ensemble
sur un même universNour-Eddine Lakhmari a
posé le ton général de la série, tandis que Yasmine
Benkirane et Hicham youch ont apporté leur
sensibilité propre et leur signature personnelle à
leurs épisodes respectifsCette pluralité de regards
a enrichi l’identité de K-1 tout en maintenant une
cohérence globale
Comment avez-vous pensé le casting dès
le départ ? Et comment s’est passée la
direction d’acteurs avec trois réalisateurs
aux sensibilités différentes ?
vec Nour-Eddine, nous avions déjà une vision
assez précise de certains personnages, et nous avons
eu la chance que plusieurs comédiens acceptent
nos propositionsLe reste du casting s’est construit
en concertation entre nous, tandis que Yasmine
et Hicham ont également choisi certains profils
spécifiques à leurs épisodes
Les deux premiers épisodes ont permis d’installer
solidement l’équipe K-1 — notamment le
commissaire Lamrani, la Procureure générale et la
psychiatre — facilitant ainsi la continuité dans la
direction d’acteursCette base commune a permis
aux réalisateurs de naviguer avec aisance entre leurs
différentes sensibilités, tout en construisant une
équipe cohérente et solide dès le départ
K-1 va-t-elle faire émerger de nouveaux
visages forts pour la fiction nationale ?
bsolumentLe public découvrira des acteurs
et actrices remarquables, dotés d’un jeu juste
et puissant, que l’on a encore peu vus dans les
séries nationalesK-1 met en lumière une nouvelle
génération de talents capables de porter la fiction
marocaine vers de nouveaux horizons