La poétesse et romancière franco-libanaise Vénus Khoury-Ghata est décédée mercredi 28 janvier à Paris, à l’âge de 88 ans, ont annoncé jeudi les éditions Mercure de France. Lauréate du Prix Goncourt de la poésie en 2011, elle laisse derrière elle une œuvre riche et diverse, traduite dans le monde entier.
Née le 23 décembre 1937 au Liban, Vénus Khoury-Ghata a entamé ses études à l’École supérieure de lettres de Beyrouth avant de publier ses premiers recueils de poésie dans les années 1960. Fuyant la guerre civile qui ravageait son pays, elle s’installe à Paris au début des années 1970, où elle vivra plus de cinquante ans. Son premier roman, Les inadaptés, parait en 1971 aux éditions du Rocher et marque le début d’une carrière littéraire prolifique.
L’exil, la condition des femmes et la mémoire sont des thèmes récurrents dans ses œuvres. Parmi ses romans les plus marquants figurent Sept pierres pour la femme adultère et Marina Tsvétaïéva, mourir à Elabouga, tandis que sa poésie se déploie dans une trentaine de recueils, dont Fables pour un peuple d’argile et Demande à l’obscurité.
Dans son dernier roman, Ce qui reste des hommes (éditions Actes Sud), Vénus Khoury-Ghata explore avec humour et lucidité des sujets universels et sombres : la solitude, le vieillissement et le deuil. Son œuvre a été récompensée par le Grand Prix de poésie de l’Académie française en 2009, avant de recevoir le Prix Goncourt de la poésie pour Où vont les arbres ? en 2011.
Les lettres francophones perdent avec elle une voix singulière, capable de mêler délicatesse poétique et engagement profond, offrant aux lecteurs du monde entier des récits empreints d’émotion et de réflexion sur la condition humaine.
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