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Billie Eilish - Hit me hard and soft, toujours à l’affiche

2026-05-20

Quand Billie Eilish s’invite au cinéma avec James Cameron...

«Hit Me Hard and Soft : The Tour (Live in 3D)» est toujours en salles. Un film de concert pas tout à fait comme les autres.

L’idée paraît saugrenue au premier abord : confier la captation d’une tournée pop à l’homme derrière Titanic et Avatar. Mais James Cameron et Billie Eilish ont un point commun : ils ne font jamais les choses à moitié. Le résultat est en salles.

Quatre nuits à Manchester, un film

C’est en juillet 2025, au Co-op Live Arena de Manchester, que tout a été filmé. Billie Eilish joue quatre soirées consécutives devant des milliers de fans — sans savoir encore, pour beaucoup d’entre eux, qu’une caméra 3D tourne dans leur dos. Cameron est là, caméra à l’épaule, comme il l’a toujours été sur ses tournages, quelle qu’en soit l’échelle. C’est lui qui a eu l’idée du projet, après une conversation avec Maggie Baird, la mère de la chanteuse, autour de leurs intérêts communs pour l’alimentation et le développement durable.

Le film alterne les performances sur scène avec des coulisses : Eilish qui se prépare vocalement, qui parle à Cameron entre deux chansons, qui installe une salle de chiots pour son équipe en partenariat avec un refuge local. Ce sont ces petits moments qui changent le registre du film — moins spectacle que portrait.

Un show dépouillé, une présence totale

Ce qui frappe d’emblée dans la mise en scène du concert, c’est son refus de l’esbroufe. Pas de danseurs, pas de changements de costumes, pas de scénographie surchargée. Eilish ouvre avec «Chihiro» et «Lunch», et le ton est posé dès les premières minutes : tout repose sur elle, sa voix, et sa capacité à habiter la scène seule.

Le moment le plus fort du film arrive en fin de concert, quand elle prend sa guitare pour enchaîner «Your Power», «Skinny» et «TV» — trois titres intimes qui font basculer le spectacle dans quelque chose de plus personnel. «What Was I Made For?», son titre tiré de Barbie et récompensé d’un Oscar, devient le moment de communion attendu : elle laisse le public chanter à sa place, et le film rend bien compte de ce basculement.

Finneas, la surprise

Cette tournée était la première d’Eilish sans son frère et collaborateur Finneas O’Connell à ses côtés soir après soir. Le film ne l’élude pas : on la voit lire la lettre qu’il lui a envoyée pour la première à Québec. Ce moment, filmé en coulisses, dit plus sur leur lien que n’importe quelle interview.

Mais Finneas finit par apparaître sur scène, à la surprise du public de Manchester. Il s’installe au piano pour «Lovely», puis reste pour «Happier Than Ever» et «Birds of a Feather». C’est la séquence la plus touching du film — deux frère et sœur qui, sans théâtraliser, rappellent que c’est aussi ça, la base de tout.

La 3D : immersive, parfois trop insistante

Cameron utilise la 3D avec une maîtrise technique attendue de sa part. Les plans sont nets, les profondeurs de champ saisissantes — jusqu’aux détails les plus infimes, comme le duvet sur les bras d’Eilish ou le mouvement de ses doigts sur la scène. Certains plans larges capturent l’ampleur du public avec une énergie rare dans le genre.

FICHE TECHNIQUE

  • Titre  Billie Eilish — Hit Me Hard and Soft: The Tour (Live in 3D)
  • Réalisation  James Cameron & Billie Eilish
  • Avec  Billie Eilish, Finneas O'Connell
  • Distribution  Paramount Pictures
  • Durée  1h52
  • En salles  Depuis le 8 mai 2026

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