Le long-métrage Mon père n’est pas mort du réalisateur Adil El Fadili a marqué la 6e édition du Festival international du cinéma et de la migration d’Utrecht en remportant les deux principales distinctions de la manifestation : le Grand Prix et le Prix du jury.
Ce doublé confirme la visibilité croissante du cinéma marocain sur les scènes internationales, notamment à travers des œuvres qui explorent les trajectoires humaines, les fractures sociales et les récits liés à l’exil ou à l’identité.
Mon père n’est pas mort suit le parcours de Malik, un jeune garçon vivant dans l’univers singulier d’une fête foraine avec son père Mehdi. Leur quotidien bascule lorsque ce dernier disparaît brutalement, poussant l’enfant à partir à sa recherche avec l’aide de la communauté foraine.
Le film séduit par son approche sensible, entre réalisme social et imaginaire poétique, portée par la relation père-fils et la force du regard enfantin face à l’absence.
Le palmarès a également mis à l’honneur Casablanca-Dakar de Ahmed Boulane, récompensé par le prix du scénario.
Le prix de la réalisation a été attribué ex æquo à Un cadavre sur le rivage de Mohammed Fauzi et à Empreintes du vent de Layla Triqui.
Une sélection qui illustre la diversité des écritures cinématographiques marocaines, entre drame social, cinéma d’auteur et narration contemporaine.
La cérémonie de clôture s’est tenue à Utrecht en présence de professionnels du cinéma venus du Maroc, d’Europe et du monde arabe.
Le jury réunissait notamment Kholoud El Battioui et Malika Zairi.
Selon le directeur du festival, Benyounes Bahkani, l’événement entend renforcer les liens culturels avec la communauté marocaine installée à l’étranger tout en valorisant la création cinématographique nationale.
Cette édition a également rendu hommage à Ahmed Boulane et à Kholoud El Battioui pour leurs parcours artistiques.
Organisé par Fondation Tawasol, le festival a proposé, du 10 au 12 avril, projections, conférences et rencontres autour de sujets comme l’industrie cinématographique dans les diasporas, les identités mouvantes et les mutations sociales liées à la migration.
À travers ce palmarès, le Maroc confirme la vitalité de son industrie cinématographique et sa capacité à exporter des récits universels ancrés dans des réalités locales. Le succès de Mon père n’est pas mort à Utrecht en apporte une nouvelle illustration.
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