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Festival du Cinéma Africain de Tarifa-Tanger : l’avant-garde continentale sous les projecteurs

2026-04-24

Le rendez-vous cinématographique transcontinental s’apprête à faire vibrer les deux rives du détroit. La 23e édition du Festival de Cinéma Africain de Tarifa-Tanger (FCAT), qui se tiendra du 22 au 30 mai 2026, vient de lever le voile sur sa sélection officielle « Hypermétropie ». Cette année, quatorze longs-métrages, issus d’une douzaine de pays africains incluant le Maroc, se disputeront les faveurs d'un jury international.

Une esthétique de la résistance et de l'innovation

Loin des clichés habituels, cette programmation 2026 se distingue par une volonté affichée de rompre avec les récits victimaires. Les organisateurs mettent en avant une « esthétique de la résistance », portée par des œuvres explorant des thématiques puissantes : rébellions urbaines, enjeux migratoires ou encore l'affirmation indéfectible des droits des femmes.

La diversité ne se limite pas aux sujets, elle s'étend aux formes narratives. Le public pourra découvrir des propositions audacieuses mêlant l'essai poétique à la science-fiction, ou encore l'animation 3D. Cette sélection, composée de huit réalisateurs et six réalisatrices, témoigne de la vitalité et du renouveau constant du septième art sur le continent et au sein de sa diaspora.

Le Maroc en force : entre mémoire et réseaux sociaux

La cinématographie marocaine occupe une place de choix dans cette compétition. Karima Saïdi invite à une réflexion sur le passé avec son documentaire « Ceux qui veillent », explorant la mémoire ancestrale. Dans un registre radicalement différent, le duo Meriem Bennani et Orian Barki présente « Bouchra ». Ce film d’animation 3D utilise l'esthétique des réseaux sociaux pour brosser un portrait moderne des mutations de la société casablancaise à travers le prisme de l'amitié.

Un panorama des enjeux africains contemporains

Le festival propose également des œuvres fortes venues d'ailleurs :

  • La résilience féminine : Des films comme « Cotton Queen » (Soudan) ou « The Women Who Poked a Leopard » (Ouganda) interrogent les normes sociales en vigueur.
  • Identités et migrations : La réalisatrice tunisienne Erige Sehiri aborde les thématiques complexes du racisme et des trajectoires migratoires dans « En Promis le ciel ».
  • Réalités sociales et familiales : La compétition est complétée par des drames sociaux comme « O Profeta » et des récits centrés sur l'intimité, tels que « La Vie après Siham » et « My Father’s Shadow ».

Pour départager ces quatorze œuvres, le jury pourra compter sur l'expertise de la cinéaste cubaine Aída Esther Bueno Sarduy, du producteur marocain Mehdi Bekkar et du gestionnaire culturel comorien Mohamed Saïd Ouma.

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