Réalisé par Maryam Touzani, Málaga s’impose comme une œuvre sensible et profondément humaine, portée par une distribution internationale réunissant Carmen Maura, Marta Etura et Ahmed Boulane. Le film explore avec délicatesse les thèmes du déracinement, de la transmission et du rapport au temps qui passe.
L’histoire suit Maria Angeles, une femme de 74 ans qui mène une existence paisible au sein de la communauté espagnole de Tanger. Attachée à cette ville chargée de souvenirs, elle voit son quotidien bouleversé lorsque sa fille Clara arrive de Madrid avec l’intention de vendre l’appartement familial. Ce lieu, bien plus qu’un simple logement, incarne toute une vie, une mémoire et une identité.
Face à cette décision, Maria refuse de se résigner. Déterminée à préserver son passé, elle entreprend un combat intime pour conserver ce qui lui reste de tangible : ses objets, ses souvenirs, et surtout son ancrage à Tanger. À travers cette lutte, le film aborde avec subtilité les tensions intergénérationnelles, entre pragmatisme moderne et attachement émotionnel.
Mais Málaga ne se limite pas à une réflexion sur la perte. Au fil du récit, Maria redécouvre une part d’elle-même qu’elle croyait éteinte : le désir d’aimer et d’être aimée. Cette renaissance inattendue apporte une dimension lumineuse à l’histoire, offrant un regard nuancé sur le vieillissement et les secondes chances.
Avec une mise en scène épurée et une attention particulière portée aux silences et aux regards, Maryam Touzani livre un film à la fois contemplatif et profondément touchant. Málaga s’inscrit ainsi dans la continuité d’un cinéma méditerranéen où les frontières géographiques s’effacent au profit des émotions universelles.
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