Le lancement de Supergirl ne répond pas aux attentes de DC Studios. Pour son premier week-end d’exploitation, le long métrage consacré à Kara Zor-El enregistre des recettes inférieures aux prévisions, un démarrage qui soulève des interrogations sur la capacité du nouvel univers cinématographique imaginé par James Gunn à maintenir la dynamique initiée par Superman en 2025.
Présenté comme l’une des pierres angulaires du nouveau DC Universe (DCU), Supergirl avait pour mission de prolonger le succès du précédent film consacré à l’Homme d’acier et d’élargir la nouvelle continuité narrative de la franchise. Le personnage de Kara Zor-El, introduit auparavant aux côtés de Superman, y est proposé dans une version plus complexe et moins conventionnelle, loin des représentations héroïques traditionnelles.
Sur le marché nord-américain, le film a généré environ 38 millions de dollars lors de son premier week-end. Un résultat jugé décevant au regard des ambitions du studio, d’autant qu’il se situe sous les performances enregistrées par The Marvels, autre production ayant connu un échec commercial, et à un niveau comparable à celui de Joker : Folie à Deux, également considéré comme une contre-performance au box-office.
À l’international, les recettes n’ont pas permis d’inverser la tendance. Les revenus générés hors des États-Unis atteignent environ 68 millions de dollars sur la même période, un niveau insuffisant pour compenser un démarrage jugé timide par les observateurs de l’industrie cinématographique.
Ces chiffres illustrent les défis auxquels reste confronté DC Studios dans sa stratégie de relance. Malgré le repositionnement de la franchise sous la direction de James Gunn, le simple retour de personnages emblématiques ne garantit plus le succès commercial. Le public semble désormais accorder une importance croissante à la qualité des scénarios, à l’originalité des univers proposés et à la cohérence des franchises.
L’accueil réservé par la critique reflète également cette situation. Si plusieurs observateurs saluent une approche différente du personnage principal, beaucoup estiment que le film peine à se distinguer durablement dans un marché particulièrement concurrentiel. Les avis globalement mitigés pourraient limiter le bouche-à-oreille, un facteur déterminant pour la poursuite de l’exploitation en salles.
Le marché français constituera désormais l’une des prochaines étapes importantes pour le long métrage, dont la sortie est programmée le 1er juillet 2026. Les performances internationales des prochaines semaines permettront de mesurer si Supergirl parvient à inverser la tendance ou si ce démarrage difficile marquera un nouveau revers pour les ambitions du DC Universe.
Pour James Gunn et DC Studios, l’enjeu dépasse désormais les résultats d’un seul film. Il s’agit de démontrer que le nouvel univers cinématographique peut durablement séduire les spectateurs et rivaliser avec les grandes franchises hollywoodiennes dans un contexte où les attentes du public n’ont jamais été aussi élevées.
Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières actualités,
critiques de films, interviews exclusives et recommandations personnalisées
directement dans votre boîte mail.
Ne manquez rien des sorties cinématographiques et des événements spéciaux !
© Cinenews . All rights reserved Imperium Solutions