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Rambo revient aux origines avec un préquel radicalement réinventé

2026-02-02

La figure de John J. Rambo s’apprête à connaître une relecture inattendue. Plus de muscles hypertrophiés ni de champs de bataille saturés d’explosions : le prochain long-métrage consacré au célèbre personnage choisit de remonter le fil du temps pour explorer une jeunesse marquée par la survie, l’errance et la construction d’une identité brisée.

En tournage actuellement en Thaïlande, ce préquel ambitionne de redéfinir les fondations du mythe, en s’intéressant à l’homme avant la légende. L’intrigue se déroule bien avant les événements de First Blood, film fondateur qui avait imposé Rambo comme une icône du cinéma d’action des années 1980.

Un passage de relais assumé

Pour la première fois depuis la naissance de la franchise, Sylvester Stallone n’incarne pas le personnage qu’il a rendu mondialement célèbre. Le rôle principal est confié à Noah Centineo, chargé d’interpréter un Rambo encore façonné par l’expérience, loin de l’archétype du guerrier invincible.

Ce choix marque une rupture claire avec l’imaginaire dominant de la saga. Le film ne cherche pas à reproduire une silhouette iconique, mais à comprendre ce qui a forgé la psychologie d’un homme confronté très tôt à la violence, à l’isolement et à la perte.

Une vision plus sèche et incarnée

Aux commandes du projet, le réalisateur finlandais Jalmari Helander revendique une approche resserrée, presque primitive. Son intention : raconter une histoire de résistance physique et mentale, où chaque geste compte et où la survie devient un langage en soi.

Inspiré par l’intensité émotionnelle du premier film, le cinéaste privilégie une mise en scène directe, débarrassée de tout spectaculaire superflu. Le récit se veut ancré dans la chair, dans l’effort, dans l’usure progressive d’un corps et d’un esprit confrontés à des environnements hostiles.

La Thaïlande comme territoire narratif

Le tournage s’étend sur plusieurs régions thaïlandaises, de Bangkok à Krabi, en passant par Phang Nga et Kanchanaburi. Ces décors naturels jouent un rôle central dans la narration, renforçant l’idée d’un homme seul face à des paysages aussi magnifiques qu’implacables.

Produit par Lionsgate, le film réunit également un casting international composé notamment de Jason Tobin, Quincy Isaiah, Jefferson White et Tayme Thapthimthong. L’ensemble vise une cohérence réaliste, loin des figures caricaturales, au service d’un récit plus humain que spectaculaire.

Une franchise à l’épreuve du temps

Depuis plus de quarante ans, la saga Rambo s’est inscrite dans l’histoire du cinéma populaire, avec cinq films portés par Sylvester Stallone, jusqu’à Rambo: Last Blood. Ce préquel ouvre un nouveau cycle, fondé non sur la nostalgie, mais sur la réinterprétation.

En choisissant de revenir à l’origine psychologique du personnage, la franchise tente un pari audacieux : parler à une génération qui n’a pas grandi avec Rambo, tout en offrant aux spectateurs historiques une lecture plus intime et plus grave d’un héros longtemps réduit à sa seule dimension guerrière.

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